Les Lionnes sur Netflix : le polar social féminin qui fait basculer la survie en crime
Les Lionnes sur Netflix : quand la précarité pousse cinq femmes à franchir la ligne rouge
Disponible sur Netflix depuis le 5 février, Les Lionnes s’impose comme l’une des fictions françaises les plus surprenantes de ce début d’année. Créée par Olivier Rosemberg (Family Business) et Carine Prévot, la série mêle polar, comédie noire et drame social pour raconter la dérive criminelle de cinq amies issues d’une cité du sud de la France. En huit épisodes nerveux, elle dresse le portrait d’une solidarité féminine mise à l’épreuve par l’argent, la peur… et la fuite en avant.
Sommaire
- Les Lionnes sur Netflix : quand la précarité pousse cinq femmes à franchir la ligne rouge
- Une amitié soudée par la galère
- Un premier braquage qui change tout
- Voir plus grand… et plus dangereux
- Une fuite impossible et un prix à payer
- Un final collectif et un sacrifice
- Une série sociale sous tension, portée par ses héroïnes
Une amitié soudée par la galère
Au départ, Les Lionnes s’ancre dans un quotidien tristement banal. Rosalie, Sofia, Chloé et leurs amies jonglent avec les fins de mois impossibles, les emplois instables, les dettes qui s’accumulent et le sentiment d’être coincées dans une impasse sociale. Elles s’entraident, se soutiennent, mais cette solidarité ne suffit plus à contenir la pression.
C’est Rosalie, employée dans une banque locale, qui fait basculer l’équilibre fragile du groupe. Presque comme une boutade, elle évoque l’idée d’un braquage. L’idée paraît absurde… jusqu’à ce qu’elle devienne une option crédible. Portées par le désespoir autant que par l’adrénaline, les cinq femmes passent à l’acte.
Un premier braquage qui change tout
Leur premier casse est improvisé, presque maladroit. Déguisées en hommes pour brouiller les pistes, elles repartent avec un peu plus de 36 000 euros. Une somme modeste, mais suffisante pour provoquer un déclic. Ce qui devait être un coup unique devient un point de non-retour.
Très vite, la police s’intéresse à cette nouvelle série de braquages. Dans la cité, la tension monte. Ézéchiel, figure locale du trafic, voit ses affaires menacées par la présence policière accrue. Un policier se révèle sous son influence, tandis que le maire, obsédé par l’ordre et son image, exige des résultats rapides. Le piège commence à se refermer.
Voir plus grand… et plus dangereux
Convaincues qu’un seul gros coup pourrait les libérer définitivement, les Lionnes décident de viser plus haut. Leur nouvelle cible : la banque Castel. Pour préparer le terrain, Rosalie se rapproche du directeur général de l’établissement, interprété par Jonathan Cohen. Une relation sentimentale s’installe, mêlant manipulation, attirance sincère et soupçons grandissants.
Le braquage a lieu. Chaotique, risqué, mais incroyablement fructueux. Cette fois, le butin se chiffre en millions. Les cinq femmes parviennent à repousser Ézéchiel et ses hommes, mais une nouvelle question surgit aussitôt : comment disparaître avec autant d’argent sans attirer l’attention ?
La solution vient de Sofia, avec une idée aussi absurde qu’efficace : cacher l’argent dans des boules de piscine, stockées chez Chloé… au domicile même du maire. Pendant ce temps, les tensions personnelles explosent. La famille Castel commence à douter de Rosalie, son mari sort de prison, et elle découvre qu’elle est enceinte. L’engrenage devient incontrôlable.
Une fuite impossible et un prix à payer
Dans l’avant-dernier épisode, les Lionnes tentent un dernier pari. Avec l’argent et leurs enfants, elles projettent de quitter la France à bord d’un cargo à destination du Panama. Mais le plan échoue brutalement. Sous la torture, le mari de Rosalie révèle leur projet à Ézéchiel. Les femmes sont rattrapées.
Acculées, elles sont contraintes d’organiser un coup pour le trafiquant. Cette fois, il n’y a plus de retour en arrière possible. Le mari de Rosalie est exécuté, et le groupe comprend que le prix de leur fuite est devenu insoutenable.
Un final collectif et un sacrifice
Dans le dernier épisode, Les Lionnes opère un virage fort. Plutôt que la fuite individuelle, c’est la solidarité collective qui devient leur arme. Tandis qu’un faux coup est organisé au port pour Ézéchiel, toutes les femmes de la cité se déguisent comme les braqueuses. La police se retrouve plongée dans une confusion totale, incapable d’identifier les véritables responsables.
Chloé piège son mari en reliant l’argent volé à lui et à Ézéchiel. Le système se retourne contre ceux qui pensaient le contrôler. La série s’achève sur un choix lourd de sens : Rosalie se rend à la police, permettant aux autres Lionnes de disparaître. Un sacrifice qui transforme leur cavale en acte politique autant que personnel.
Une série sociale sous tension, portée par ses héroïnes
Les Lionnes n’est pas qu’un polar efficace. C’est une série profondément ancrée dans les réalités sociales, qui interroge la précarité, la maternité, la loyauté et les limites de la solidarité quand tout s’effondre. Sans glorifier la violence, elle montre comment l’absence d’issues peut pousser à franchir l’irréparable.
Avec son ton hybride, ses personnages féminins complexes et son final marquant, la série s’impose comme l’une des propositions françaises les plus audacieuses sur Netflix cette année.
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