Nathalie Saint-Cricq suspendue après un propos déplacé sur Éric Ciotti
La journaliste et éditorialiste politique Nathalie Saint-Cricq a été suspendue une semaine par France Télévisions. La décision fait suite à un propos tenu en direct lors de la soirée électorale des municipales, où elle a qualifié Éric Ciotti de « Benito », en référence à Benito Mussolini.
Sommaire
Un propos tenu lors de la soirée électorale sur franceinfo
L’incident s’est produit dimanche soir sur franceinfo lors de la soirée consacrée aux résultats des élections municipales.
Selon une capture d’écran diffusée sur le réseau social X, une voix hors antenne murmure « alias Benito » au moment où la présentatrice annonce que Éric Ciotti va prendre la parole en direct après l’annonce des résultats à Nice.
Le commentaire faisait référence à Benito Mussolini, figure historique du fascisme italien. L’extrait a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions.
Peu après 23 heures, franceinfo a publié un message sur X pour présenter des excuses au responsable politique.
« Nous présentons nos excuses à Éric Ciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions », a indiqué la chaîne.
France Télévisions décide de suspendre la journaliste
Le lendemain matin, la direction de l’information de France Télévisions a annoncé une sanction.
La journaliste Nathalie Saint-Cricq est suspendue d’antenne pendant une semaine. Cette mesure l’empêche notamment de participer aux plateaux consacrés au second tour des élections municipales.
Une porte-parole du groupe public a confirmé cette décision à l’AFP, indiquant qu’il s’agissait d’une réaction à des propos jugés « inappropriés et déplacés ».
Nathalie Saint-Cricq présente ses excuses en direct
Dimanche soir, lors de son intervention à l’antenne de franceinfo, la journaliste a rapidement reconnu une erreur et présenté ses excuses.
« J’ai tenu tout à l’heure des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement », a-t-elle déclaré.
Elle s’est également adressée directement à Éric Ciotti pour lui présenter ses excuses.
Cette prise de parole n’a toutefois pas empêché la direction du groupe audiovisuel public de prendre une sanction disciplinaire.
Un contexte politique tendu à Nice
L’incident intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu à Nice.
Lors du premier tour des municipales, Éric Ciotti, président du parti UDR allié au Rassemblement national, est arrivé en tête avec 43 % des voix.
Il devance nettement le maire sortant Christian Estrosi, membre du parti Horizons, qui obtient 30,92 %.
Ce duel entre anciens membres des Les Républicains s’annonce particulièrement serré pour le second tour.
Malgré les appels à faire barrage à l’extrême droite dans la cinquième ville de France, le maire sortant pourrait avoir du mal à rassembler suffisamment de soutiens pour combler l’écart.
Conclusion
La suspension de Nathalie Saint-Cricq illustre la sensibilité des propos tenus en direct lors des soirées électorales. En qualifiant Éric Ciotti de « Benito », la journaliste a déclenché une polémique qui a conduit France Télévisions à prendre une sanction rapide. L’affaire intervient alors que la campagne des municipales se poursuit dans un climat politique particulièrement tendu à Nice.


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