Dispatch : Notre avis sur le jeu d’AdHoc Studio
Imaginez un instant : chaque mercredi soir, vos amis Steam se connectent en même temps que vous, les réseaux sociaux s’enflamment avec des théories plus folles les unes que les autres, et tout le monde discute du dernier épisode comme si c’était le grand final de The Boys ou Invincible. C’est exactement ce qui s’est passé avec Dispatch, le hit surprise d’AdHoc Studio sorti fin 2025.
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Développé par une équipe composée en grande partie d’anciens de Telltale Games (les “papas” de The Walking Dead ou The Wolf Among Us), Dispatch a débarqué le 22 octobre 2025 avec ses deux premiers épisodes, puis a enchaîné avec deux nouveaux chaque mercredi jusqu’au final le 12 novembre. Résultat ? Plus d’1 million d’exemplaires vendus en seulement 10 jours, et le buzz a continué à grimper jusqu’à des chiffres impressionnants par la suite. Ce jeu a littéralement réveillé l’intérêt pour le format épisodique, un peu comme si Life is Strange et Lost Records avaient trouvé leur successeur spirituel ultra-connecté à notre époque.
Mais qu’est-ce qui rend Dispatch si addictif ? Tout simplement parce qu’il capture à la perfection le rythme des séries modernes et cette fameuse peur de rater qui nous pousse à ne louper aucun épisode pour pouvoir en parler le lendemain avec les copains.
Une histoire de super-héros… mais pas comme les autres
On suit Robert Robertson III (alias Mecha Man), un ex-superhéros sans vrais pouvoirs qui porte fièrement l’héritage familial. Après une vengeance qui tourne au fiasco contre l’ennemi qui a tué son père, son armure high-tech est HS. Direction le chômage technique… jusqu’à ce que Blonde Blazer, la boss charismatique du Superhero Dispatch Network, lui propose un deal : deviens dispatcher et mentor d’une équipe de vilains en réhabilitation, et on t’aide à réparer ton costume pour redevenir le héros de Torrance en Californie.
L’équipe en question ? La fameuse Z-Team, un groupe de bras cassés adorables et ultra-irritants. Entre les clashs permanents, les blagues crades et les références ultra-Gen Z, ces losers attachants créent une alchimie dingue avec le très sérieux Robert. Et quand je dis casting fou : Aaron Paul (Breaking Bad) prête sa voix à Robert, Laura Bailey à une membre de l’équipe, Jeffrey Wright à un autre, sans oublier des guests comme Travis Willingham, Matthew Mercer et même des créateurs comme jacksepticeye ou MoistCr1TiKaL. Du lourd.
Le ton ? Pile entre le gore assumé d’Invincible et l’humour absurde de bureau. C’est le jeu qui m’a fait le plus rire en 2025. Les vannes fusent : memes, références pop, insultes bien senties, et même un vilain récurrent qui se balade… disons, très librement de tout vêtement en bas. Oui, c’est aussi barré que ça. Globalement, l’humour tape juste et les dialogues claquent pendant les bastons les plus violentes.
Gameplay : plus série TV que jeu vidéo classique ?
Soyons honnêtes : Dispatch est avant tout une expérience narrative interactive. À la base, c’était censé être un live-action à la Black Mirror : Bandersnatch, mais après des péripéties en dev, l’équipe a opté pour de l’animation stylée. Résultat : on passe 80 % du temps à regarder des cutscenes magnifiques, à faire des choix de dialogue, et à enchaîner des QTE optionnels (que l’on peut désactiver).
Le vrai « gameplay » tourne autour du dispatching : assis devant un vieux PC dans les bureaux du SDN, vous gérez les urgences qui popent en temps réel (un café ultra-spécifique à livrer, un chat coincé, un incendie…). Vous assignez les membres de la Z-Team en fonction de leurs stats et capacités uniques. Ils gagnent de l’XP, upgradent, et parfois Robert hacke lui-même via un mini-jeu façon Deus Ex simplifié.
C’est fun au début, mais assez répétitif. Le sentiment d’urgence est artificiel (les persos ont un cooldown après mission), et les notes de perf à la fin de shift débloquent juste quelques bonus cosmétiques ou stats. Vers l’épisode 6, j’étais déjà au rang max sans que ça impacte vraiment l’histoire.
Par contre, les interactions imprévues sauvent tout : les vilains se sabotent entre eux, ignorent vos ordres, ou refusent carrément des missions selon vos choix narratifs. Ça force l’impro et rend les shifts vivants, même si les résultats restent un peu décorrélés du scénario principal.
Les choix comptent… mais pas toujours comme on voudrait
Comme dans les vieux Telltale, on voit « X se souviendra de ça » et les stats globales pour comparer nos décisions. Il y a trois fins principales avec des variantes, mais le chemin reste assez balisé. Certaines romances paraissent forcées (surtout vu les dynamiques de pouvoir au boulot), et il y a eu une fin où le jeu a carrément ignoré un de mes choix majeurs pour me coller dans le scénario « par défaut ».
Malgré ça, je suis resté scotché du début à la fin. Les moments calmes autour de la « found family », les montages d’action sur des musiques licenciées en fin d’épisode, les twists et les uppercuts émotionnels… Dispatch se regarde comme une saison de série.
Ce n’est pas le jeu vidéo le plus interactif du monde, mais c’est assumé. Et franchement, c’est OK. La Z-Team va se souvenir de mes (rares) moments d’agence, et moi je me souviendrai longtemps de ces losers que j’ai appris à adorer épisode après épisode.
Si vous aimez les super-héros malpolis, les comédies de bureau barrées et les récits qui font rire ET cogner au cœur, Dispatch est un must-play de 2025. Et vu le succès, on croise les doigts pour une saison 2 !
Dispatch est disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PC depuis le 22 octobre 2025.


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