Steps : Netflix réinvente les demi-sœurs de Cendrillon
Netflix s’apprête à bousculer l’un des contes les plus connus au monde. Avec Steps, la plateforme propose une relecture inattendue de Cendrillon, en déplaçant le projecteur sur celles que l’histoire a toujours reléguées au rôle de méchantes caricaturales : les demi-sœurs. Une approche moderne, déjà très commentée, qui divise avant même la sortie du film.
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Un conte culte raconté depuis l’ombre
Depuis plusieurs années, Netflix multiplie les réinterprétations audacieuses de mythes populaires. En 2026, après des projets très attendus comme The Rip, la saison 4 de La Chronique des Bridgerton ou encore la saison 2 de One Piece, la plateforme s’attaque à un pilier absolu de l’imaginaire collectif.
Mais Steps ne raconte pas l’histoire que tout le monde connaît. Ici, Cendrillon n’est plus l’unique héroïne. Le film d’animation choisit de suivre le destin de ses demi-sœurs, renommées pour l’occasion Lilith et Margot, présentées comme des figures maladroites, blessées et incomprises plutôt que cruelles.
Des demi-sœurs enfin au centre du récit
Selon le synopsis dévoilé par Tudum, Lilith, accusée d’avoir semé le chaos lors du bal royal à l’aide d’une baguette magique volée, provoque une catastrophe en transformant accidentellement sa sœur Margot en grenouille. Pendant ce temps, le royaume tombe sous l’influence d’une nouvelle menace obsédée par le prince.
Pour réparer ses erreurs, Lilith n’a d’autre choix que de s’allier à Cendrillon elle-même, aidée par un troll étonnamment attachant. L’objectif : sauver le royaume, recoller les morceaux d’un conte brisé et prouver que même les personnages catalogués comme “méchants” peuvent aspirer à une fin heureuse.
Un casting vocal prestigieux
Côté voix, Netflix mise sur des talents reconnus. Ali Wong, révélée au grand public par Beef, prête sa voix à Lilith, tandis que Stephanie Hsu, remarquée dans Everything Everywhere All at Once, incarne Margot. Un duo prometteur pour porter une histoire qui repose largement sur la nuance émotionnelle et la réhabilitation de personnages mal aimés.
Une démarche personnelle assumée
La réalisatrice Alyce Tzue explique que Steps est né d’un ressenti intime. Elle décrit le film comme une déclaration à celles et ceux qui se sont déjà sentis exclus ou à côté de leur place, avec l’idée qu’un simple acte de bonté peut suffire à changer le cours d’une vie. Une intention louable, qui inscrit le film dans une veine très contemporaine.
Un terrain déjà balisé… et controversé
Cette relecture ne manque pas de faire réagir. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes soulignent que cette approche n’est pas totalement inédite. Certains rappellent même qu’un précédent autour d’Anastasie existait déjà dans l’univers de Cendrillon, tandis que Javotte était restée dans l’ombre.
Difficile aussi de ne pas comparer Steps à la stratégie de Disney, qui a bâti plusieurs films autour de figures antagonistes réhabilitées, comme Maléfique ou Cruella. Une tendance qui lasse une partie du public, déjà très vocal sur cette “humanisation” systématique des méchants.
Un pari risqué pour Netflix
À ce stade, Steps n’a toujours pas de date de sortie précise. Reste à savoir si les spectateurs répondront présents ou s’ils verront dans cette nouvelle version de Cendrillon une redite de concepts déjà explorés. Une chose est sûre : en choisissant de raconter l’histoire depuis le point de vue des demi-sœurs, Netflix prend un risque créatif qui ne laisse personne indifférent.


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