Rambo : le préquel au Vietnam peut-il relancer la saga ? Affiche, casting et premières promesses
Le préquel de Rambo commence doucement à sortir de l’ombre. Une première affiche vient d’être dévoilée, et avec elle, une promesse : revenir aux origines d’un mythe du cinéma d’action, bien avant que John Rambo ne devienne une icône bodybuildée des années 80.
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Soyons honnêtes : quand l’annonce d’un nouveau Rambo, en plus sous forme de prequel situé pendant la guerre du Vietnam, est tombée, l’enthousiasme n’était pas exactement au rendez-vous. On a même soupiré. Longuement. La saga a déjà connu trop de faux départs, et le souvenir encore douloureux de Rambo : Last Blood n’aide clairement pas à y croire.
Et pourtant. Un nom a suffi à faire relever quelques sourcils : Jalmari Helander.
Un réalisateur qui sent la poudre
Le cinéaste finlandais n’est pas un inconnu pour les amateurs de cinéma sauvage et sans compromis. Il a signé Sisu : de l’or et du sang et sa suite Sisu : Le Chemin de la vengeance, deux véritables délires ultra-violents où un héros quasi mutique décime des soldats nazis et soviétiques avec une jubilation franchement cathartique.
Autant dire que confier Rambo à un réalisateur aussi radical a quelque chose de très séduisant sur le papier. Helander sait filmer la survie, la brutalité, l’acharnement, sans chercher à lisser son propos. Exactement ce qu’il faudrait pour raconter la naissance de John Rambo, avant la légende.
Un nouveau visage pour une icône
Autre changement majeur : Noah Centineo reprendra le rôle autrefois incarné par Sylvester Stallone. Un passage de flambeau qui risque de faire grincer quelques dents, d’autant plus que Stallone ne semble pas impliqué dans le projet, ni comme acteur, ni comme scénariste, ni comme producteur exécutif.
Centineo devra donc porter le film seul, dans une version plus jeune, plus brute, et sans le poids nostalgique de l’interprète historique. Un pari risqué, mais aussi une opportunité de redéfinir le personnage, loin des caricatures.
Une affiche minimaliste, mais chargée de symboles
Dévoilée par Lionsgate, la première affiche du film joue la carte de la sobriété. Elle évoque immédiatement celle de John Rambo, qui avait relancé la saga avec une violence frontale assumée, bien plus que celle du film de 2019.
Aucune information concrète sur l’intrigue, si ce n’est ce que l’on sait déjà : le film nous replongera au Vietnam, dans cette guerre qui « n’était pas la sienne », au moment où Rambo n’était encore qu’un soldat parmi d’autres.
Le scénario est confié à Rory Haines et Sohrab Noshirvani, déjà à l’œuvre sur Black Adam et Désigné coupable.
Helander a accompagné l’affiche d’un message très personnel, presque touchant, expliquant que Rambo a littéralement changé sa vie lorsqu’il l’a découvert à l’âge de 11 ans. Il promet une version « austère, brute et réaliste », centrée sur la survie, l’endurance et la perte de l’innocence. Sur le papier, difficile de ne pas avoir envie d’y croire… encore.
Des producteurs surprenants, mais pas inquiétants
Le film est produit par Joe Russo et Anthony Russo. Un duo souvent associé au blockbuster moderne, mais qui a déjà prouvé son efficacité sur des récits de guerre plus rugueux comme Mosul ou les deux Tyler Rake de Netflix. Pas forcément une mauvaise nouvelle, donc.
Un casting secondaire qui se muscle
Selon Deadline, le casting s’étoffe avec plusieurs nouveaux noms :
- Yao, remarqué dans Sinners
- Jason Tobin, vu dans Fast & Furious 3 et 9 ainsi que la série Warrior
- Quincy Isaiah, aperçu dans La dynastie des Lakers
- Jefferson White, visage familier de Yellowstone et récemment dans Civil War
- Tayme Thapthimthong, vu dans la saison 3 de The White Lotus
Le film s’intitule John Rambo en version originale. Aucun titre français n’a encore été officialisé, ce qui promet déjà un joyeux casse-tête de distribution. Le tournage est actuellement en cours en Thaïlande, sans date de sortie annoncée.
Une possible renaissance pour Noah Centineo ?
Au-delà de Rambo, Noah Centineo incarnera aussi Ken dans la prochaine adaptation de Street Fighter. Une sorte de revanche après une période compliquée : la refonte avortée du DC Universe, où il jouait Atom Smasher, et l’annulation de la série The Recruit sur Netflix.
Bref, ce Rambo : Origins (officieusement) avance à pas feutrés, mais avec une vision qui, pour une fois, semble cohérente. Reste à voir si le film saura honorer l’héritage de First Blood sans tomber dans la nostalgie facile. On croise les doigts… et on garde le couteau pas trop loin.


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